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© Martine Pisani
 

undated
martine pisani
la compagnie du solitaire (france)

samedi 17 juin à 21:30
au jardin de l'évêché

durée : 1h

tarif unique à 10€

 

++ Bord de plateau ++

Conception Martine Pisani
Assistant Theo Kooijman
Danseurs Hermann Heisig, Christophe Ives, Theo Kooijman, Eduard Mont de Palol, Élise Olhandéguy, Laurent Pichaud, Tania Pieri, Ludovic Rivière, Lola Rubio, Jean-Baptiste Veyret-Logerias
Lumière Ludovic Rivière

Production La compagnie du solitaire.
Coproduction Uzès danse CDC, PACT Zollverein Essen, Circular Festival Vila do Conde, Marseille Objectif Danse, Ménagerie de Verre Paris, Pôle Arts de la scène - Friche La Belle de Mai, Pôle Sud CDC, L'échangeur-CDC Hauts-de-France.
Avec le soutien du CN D Centre national de la danse - accueil en résidence.

La compagnie du solitaire est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication - Drac Île de France.

 

 

 

Pour cette création, Martine Pisani a revu le film de son parcours chorégraphique avec, au départ, l’idée de signer une version condensée, simultanée, de ses pièces passées. Une utopie poétique pour laquelle elle a convié dix interprètes qui ont traversé sa vie de compagnie. Des plus anciens aux plus récents. Des plus réguliers aux plus occasionnels. Un choix de cœur autant que de raison : à l’origine, l’envie la titillait d’embarquer vingt convives à son aventure…

Le résultat ? À découvrir, en primeur, sur le plateau du jardin de l’évêché, en guise de bouquet final à cette édition 2017 du festival Uzès danse. Néanmoins, dévoilons déjà que l’ambition de UNDATED n’est fermement pas de faire « œuvre de mémoire », mais plus volontiers de jouer avec les trous de mémoire : jongler avec un patrimoine, sans chercher à restaurer ou à reproduire un passé de toute façon révolu.

Martine Pisani se plaît à regarder le plateau avant tout comme un espace de libertés et de rencontres, sans jugement ni prétention. Ne s’embarrassant pas des artifices et encore moins du virtuose, elle sait habilement laisser transparaître la personnalité, l’humanité bigarrée, de ses interprètes. Un esprit ludique et généreux jaillit de chacune de ses créations. Nul doute que UNDATED sera de cet acabit !

Martine Pisani crowns the 2017 Uzès danse festival with the poetic utopia of reviewing her past works in the company of ten performers close to her heart who she has beckoned on stage for the grande finale. Discover the result in the jardin de l’Évêché, where, rather than looking back, the ambition of UNDATED is to juggle with the past, present and future. Leaving artifice and virtuosity to the side, Martine Pisani gives full rein to the intriguing humanity and vibrant personalities of her performers, treating the stage, as always, as a space for fr eedom and exchange.

Entretien avec Martine Pisani

Quel est le point de départ de cette création ?
Un jour (en 2015), j'ai rêvé de montrer toutes mes pièces en même temps et au même endroit, une sorte de condensation. Ce qui est impossible. (...) J'ai par la suite limité mes ardeurs, en termes de production notamment. Je ne pouvais pas convoquer tous les interprètes avec qui j'avais déjà travaillé. Là, ils se retrouvent à dix sur le plateau. Tous connaissent mon travail, son état d'esprit, mais ne l'ont pas parcouru de la même manière : ils ne sont pas tous de la même génération, certains n'ont fait qu'une pièce, d'autres collaborent avec moi depuis longtemps, il y a aussi Ludovic Rivière, qui a accompagné pratiquement toutes mes pièces en tant que régisseur, mais ne les a pas traversées physiquement, sauf une pièce dans laquelle il est interprète. Réunir toutes ces personnes, toutes ces différences à travers le travail a été mon enjeu au début.

Pour développer UNDATED, vous vous êtes refait le « film » de tous vos projets avec ces dix interprètes ? Il y a une idée de réactivation de vos pièces ?
J'ai fait effectivement un travail de relecture, mais pas avec les danseurs. J'ai fait une recherche, en amont des répétitions, sur les partitions d'une dizaine de mes pièces et sur l'origine de leurs  motivations. J'en ai ressorti une série de motifs : des actions, des situations physiques (les débuts ou les fins par exemple) mais détachées de leur contexte initial. Et je me suis donné la liberté de mélanger toutes ces choses. (...) Je ne voulais pas être dans la reproduction – ni me reproduire, ni demander aux interprètes de reproduire – mais plutôt questionner le potentiel de ces matériaux, ici et aujourd'hui.

D'un point de vue esthétique, quels sont vos choix pour cette pièce qui en « condense » tant d'autres ?
J'ai très envie de mettre l'accent sur les interprètes, « en live ». C'est à dire que ce sera très nu : il n'y aura que du mouvement, comme dans sans [NDLR : pièce créée en 2000, également présentée dans cette édition, jeudi 15 juin]. Je reviens en somme à mes premières amours, à des partis pris forts que j'ai eu : la simplicité, le côté brut, tout faire à vue, ne rien cacher. Des enjeux d'écriture qui ont toujours été valables tout au long de mon parcours – et le sont encore aujourd'hui – sauf que, dans mes dernières pièces, j'ai également développé un travail avec le son, avec des objets, etc. Pour UNDATED, l'envie est de revenir vers plus de radicalité : mouvement et voix, seuls.

 

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